Julius Baltazar
Exposition collective "Visat & Co" au musée des Beaux-arts de Pau du 20 octobre au 15 janvier 2018

Biographie

Hervé Lambion, alias Julius Baltazar, né à Paris le 13 juillet 1949
Peintre, graveur et lithographe

Tout jeune, ses vacances à la Baule, ses promenades au bord de la mer et dans les marais salants lui inspirent ses premières peintures, avec effets de scintillement sur l'eau, trous de lumière dans le ciel gris, drapés de roseaux. Les gouaches ou aquarelles de cette époque marquent déjà une préférence pour le papier. Ces oeuvres de jeunesse ont disparu lors de la vente de la maison familiale en 1974, marquant la fin d'une époque préparatoire.
A partir des années 60, il préfère à l'école, la visite des galeries de Saint-Germain-des-Prés, son quartier familial, telle la galerie du Dragon où il rencontre Jorge Camacho qui lui offre sa première boîte de peinture à l'huile, Agustin Cardenas, Cesare Peverelli, Zao Wou-Ki.
En 1965, il expose pour la première fois ses gouaches et ses huiles sur papier à la galerie Transposition à Paris et rencontre le peintre Frédéric Benrath.
En 1967, il entre à l'école de la chambre syndicale de la bijouterie-joaillerie et rencontre Salvador Dali qui le baptise « Julius Baltazar ». Ce dernier lui fait connaître Fernando Arrabal avec lequel il fonde le Mouvement intra-réaliste. Avec Salvador Dali, il illustre d'une première gravure Huevo filosofico de Fernando Arrabal. Il séjourne en leur compagnie à Cadaquès en Espagne.
En 1969, il travaille comme apprenti chez le bijoutier parisien Arthus Bertrand, jusqu'en 1971.
Cette même année, il se lie d'amitié avec le peintre Pierre Dmitrienko. A l'invitation de son ami Kazimir Glaz, il se rend au Canada où il séjourne pendant six mois, et expose ses toiles à Toronto.
A son retour en 1972, Dmitrienko le présente à l'éditeur et galeriste Georges Visat qui lui achète plus d'une centaine d'aquarelles. Le premier acquéreur en sera Max Ernst. C'est dans l'atelier de cet éditeur qu'il apprend la technique de la gravure en taille-douce.
Cette même année il entre à la galerie André Biren. C'est le début d'une profonde amitié et d'une étroite collaboration. Il rencontre de nombreux peintres, André Marfaing, Jean Cortot, Olivier Debré, Antonio Saura ...
En 1976, il séjourne dans les Pays du Nord, expose au Danemark, en Suède et en Finlande. De retour en France, il rencontre le critique d'art Guy Marester qui le présente au libraire-éditeur et collectionneur niçois Jacques Matarasso.
L'année suivante, il épouse Zoé Cristiani en Corse, installe son atelier au pied de Montmartre où il rencontre Raoul Ubac. Le Centre culturel de Liège, « Les Chiroux » lui organise une exposition.
En 1979, année de la naissance de sa fille Ludmilla Maia, il quitte Paris pour emménager dans un appartement lumineux à Ivry.
L'année de la naissance de son fils Aloys en 1980, il peint une série de grands lavis sur papier et se lie d'amitié avec Michel Butor et Michel Déon.
Au lendemain de son installation familiale à Vitry-sur-Seine, en 1983, il jette un nouveau regard sur son travail et décide de détruire une grande quantité de ses toiles et peintures sur papier.
1984 voit ses premiers séjours et expositions à New-York et Toronto. Les universités et institutions nord-américaines font l'acquisition de ses livres d'artiste.
Lors d'un deuxième séjour et d'une exposition à New York en 1985, paraît son texte A l'infini le sable, en hommage à Pierre Dmitrienko, illustré de deux empreintes d'ardoises de Raoul Ubac, publié aux Editions Adrien Maeght. La Bibliotheca Wittockiana de Bruxelles acquiert un exemplaire de chacun de ses livres de peintre.
En 1986, André Marfaing le fait entrer au Comité de la Jeune Gravure Contemporaine. Deux galeristes parisiens de la rue de Seine lui ouvrent leur porte : Olivier Nouvellet et Michel Broomhead. H y rejoint ses amis René Laubiès et Frédéric Benrath. Il rencontre Eugène Guillevic. La Bibliotheca Wittockiana de Bruxelles organise pour lui une première rétrospective de ses livres et manuscrits d'artistes.
En 1988, il se fait construire un atelier en Corse, à Monticello, où seront réalisées la majorité de ses œuvres sur papier, puis un autre à Vitry-sur-Seine en 1989. Il réalise pour France Télécom et Alcatel, des projets de télécartes illustrées.
La création d'une télécarte à l'occasion de l'entrée du mot « télécarte » dans le Dictionnaire de l'Académie Française lui sera confiée en 1990.
En 1991, naissent ses premiers dessins sur pierre lithographique, à l'atelier Clot et Bramsen à Paris.
En 1993, il expose à Montréal. La même année, les Éditions Rougerie publient les lettres de Fernando Arrabal adressées à Julius Baltazar de 1967 à 1993.
Sélectionné par l'Institut Charles-de-Gaulle en 1994 pour réaliser la monumentale œuvre de Commémoration du Cinquantenaire de la descente des Champs- Elysées par le Général de Gaulle le 26 août 1944, de l'Arc de Triomphe au Rond-point des Champs-Elysées.
En 1996, paraît « L'imposture des rêves », graphies de Jean Cortot, d'après les aphorismes de Julius Baltazar aux Editions de La Palinte, à Montréal.
En 1997, à l'occasion du 200e anniversaire de la revue Arts et Métiers du livre dont il réalise la couverture, la Bibliothèque nationale de France présente dans les salons de la Bibliothèque de l'Arsenal, ses manuscrits et livres imprimés peints, gravés ou lithographies réalisés avec les poètes (Fernando Arrabal, Michel Butor, Michel Déon, Philippe Delaveau, Eugène Guillevic, Guy Marester, Lionel Ray).
En 1998, la galerie parisienne Artuel expose un large ensemble de ses peintures sur papier, illustrées de manuscrits de ses amis poètes.
En 1999, le Martin-von-Museum de Wurtzbourg organise une exposition de ses peintures grand format.
La même année, il séjourne à Montréal avec Frédéric Benrath à l'occasion de leur participation à une importante exposition d'un groupe de peintres français à la galerie Simon Biais : Jean Cortot, Olivier Debré, André Marfaing, Alfred Manessier, Raoul Ubac et Zao Wou-Ki.
En 2000, sa première monographie voit le jour à Montréal, publiée par les éditions «Les 400 coups», consacrée aux peintures sur toile, qu'accompagne toujours le regard poétique de ses amis écrivains.
Olivier Debré vient de s'éteindre. Afin de conserver le souvenir de son atelier appelé à disparaître, Julius Baltazar prend quelques photographies qui inspirent à Michel Butor dix regards. L'ouvrage est publié par les Éditions Ides et Calendes, à Neuchâtel.
Cette même année inaugure le début de sa collaboration avec la Fondation Maeght pour laquelle il réalise de nombreux dessins sur pierre lithographique à l'imprimerie Arte-Maeght.
En 2004, il réalise une série de lithographies pour les Éditions Maeght, ainsi que des expositions au Canada, à Ottawa.
Jean Cortot lui remet les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres en 2006, année durant laquelle il rencontre le poète Salah Stétié.
En 2007, la Médiathèque d'Issy-les-Moulineaux lui consacre une exposition rétrospective de ses livres d'artiste, de ses peintures et gravures, ainsi que la Bibliothèque Louis Nucera de Nice : «Nice sous le ciel de Julius Baltazar ».
En 2008, il participe à l'exposition « Paris peinture » organisée par l'Ambassade de France et l'Institut français d'Athènes à la Fondation Théocharakis.
En 2009, la Bibliothèque Médiathèque de Nancy montre un vaste ensemble de son travail de peintre lors de l'exposition qui lui est consacrée : «Un barbare au paradis ».
En 2010, la Maison des Mémoires Joë Bousquet de Carcassonne expose un vaste ensemble de son œuvre. La parution d'un ouvrage intitulé Julius Baltazar, un peintre et ses poètes est prévue pour 2013. Il réalise alors de nombreuses gravures pour ses ouvrages à venir avec James Sacré, Salah Stétié, Lionel Ray.
En 2011, il participe à l'exposition « Le Fonds Michel Wittock : de la passion au don », Fondation Roi Baudouin - Bibliotheca Wittockiana à Bruxelles, à l'exposition « Michel Bohbot : dialogues avec l'Art », organisée par la médiathèque d'Issy-les-Moulineaux, puis celle de Montbéliard. Ses œuvres sont présentes dans la donation Khalil Nahoul au Musée d'Art Moderne et Contemporain de Nice (MAMAC), ainsi qu'à l'exposition « Michel Butor et les artistes » au Musée des Beaux Arts de Brest, enfin dans l'« Hommage aux donateurs de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet » à Paris, dans les salons de la Sorbonne.
Cette même année, paraît L'Homme Papier : peintures sur papier réalisées de 1974 à 2010, avec une préface de Dominique de Villepin, des textes de Salah Stétié, Jacques Bernard Roumanès, Lionel Ray et René Laubiès, des photographies de Rurik Dmitrienko aux Editions Al Manar.
En 2012, le Musée Reina Sofia de Madrid fait l'acquisition d'une série de ses gravures. C'est aussi le début de sa collaboration avec la galerie d'art Paul Prouté, consacrée au dessin et à l'estampe, rue de Seine à Paris. Il réalise une série de tryptiques sur toile.
A l'occasion d'une nouvelle donation en 2012, il figure à l'exposition « Hommage aux donateurs » de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, en Sorbonne. Son goût prononcé pour la littérature et tout particulièrement la poésie, l'ont amené à entrer au Conseil d'administration de « Doucet littérature », Association des amis de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.
Outre la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, de nombreuses institutions publiques ont reçu des dons de Julius Baltazar, en France et à l'étranger. Citons parmi celles-ci, la Médiathèque d'Issy-les-Moulineaux, la Bibliothèque - Médiathèque de Nice, celles de Nancy, Montbéliard, Rennes, le Musée Paul Valéry à Sète, le Centre Joë Bousquet à Carcassonne, la Bibliothèque municipale de Vitry-sur-Seine, la Bibliothèque de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.